Imprescsriptible Génocide Azéri - Haut-Karabagh
Le Génocide Azéri est imprescriptible
Le monde doit être débarrassé de ce fléau et, pour le repos et la tranquillité de l'univers, la nation turque doit être supprimée.
Journal arménien Hayasdan   ("Arménie", publié à Sofia), n°56, édition du 19 août 1914

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Le massacre de Khojaly dans les médias

The Washington Post | The Washington Times | The New York Times

Magazine "L'Evenement" (Paris), 25 mars 1992: Cruel !
"Les Arméniens ont attaqué le district de Khojaly. Le monde est témoin des cadavres défigurés. Il est question de milliers de morts."

Journal "Sunday Times" (Londres), 1er mars 1992:
"Les soldats arméniens ont decimé des centaines de familles".

Journal "Financial times" (Londres), 9 mars 1992:
"Les Arméniens ont fusillé les colonnes de réfugiés en route vers Aghdam. 1200 azérbaïjanais ont été tués."
"Le caméraman libanais a confirmé que la riche communuaté dashnak d'Arménie finance l'envoi des armes et des colons au Karabakh."

Journal "Times" (Londores, 4 mars 1992:
"Beaucoup de personnes étaient mutilées et il ne restait que la tête d'une petite fille."

Journal "Izvestiya" (Moscou), 4 mars 1992:
"La caméra montrait des enfants dont on avait coupé les oreilles. La moitié du visage d'une vieille femme avait été arraché. Les hommes étaient scalpés."

Journal "Financial Times", 14 mars 1992:
"Le Général Polyakov a affirmé que 103 soldats arméniens du 366ème régiment restaient au Nagorno-Karabakh."

Journal "Le Monde" (Paris), 14 mars 1992:
"Les journalistes étrangers ont vu à Aghdam des femmes et des enfants scalpés, et d'autres cadavres dont on avait arraché les ongles. Il n'est plus question de "propagande azérie" mais tout simplement de faits."

Journal "Izvestiya", 13 mars 1992:
"Major Leonid Kravets: "J'ai vu une centaine de cadavres dans la plaine. Un petit enfant avait été decapité. On pouvait voir patrout des cadavres de femmes, d'enfants, de vieillards massacrés avec une brutalité innimaginable"."

Magazine "Valeur Actuelle" (Paris), 14 mars 1992:
"Dans cette "région autonome", les forces armées arméniennes et les populations du proche orient possèdent les équipement militaires les plus modernes. L'ASALA possède des bases militaires et des dépots de munition en Syrie et au Liban. Les Arméniens ont massacré les Azerbaïdjanais du Haut-Karabakh en orchestrant des attaques sanglantes dans plus de 100 villages musulmans."

Journaliste à la télévision britanique, "Funt man news" R. Patrick qui s'est rendu sur le lieu des massacres:
"Les crimes de Khojaly ne peuvent en aucun cas être jusitfiés aux yeux de l'opinion publique."

Des Azéris rivés à quai depuis onze ans

Dans la gare abandonnée d'Imichli vivent quelques-uns des 92 000 déplacés du Haut-Karabakh.

LIBERATION, par Hélène DESPIC-POPOVIC, lundi 19 décembre 2005

Imichli (Azerbaïdjan) envoyée spéciale

A première vue, c'est une gare. Une vieille gare délaissée, avec des wagons de marchandise rouillés sur les quais et les voies, sans trafic. Les gens qui surgissent ne sont pas des voyageurs. Enfants chargés de cartables, femmes ployant sous les bacs ou les sacs, hommes désoeuvrés derrière de minuscules étals proposant bonbons ou gâteaux secs ne vont nulle part. C'est là, à Imichli, qu'ils vivent, réfugiés oubliés d'un conflit tout aussi oublié, à une centaine de kilomètres des maisons qu'ils ont dû fuir. Ces quelques dizaines de familles font partie des 92 000 Azéris chassés de chez eux par le conflit du Haut-Karabakh (1988-1994) et qui, onze ans après la fin des hostilités, vivent toujours en centres collectifs, souvent des installations de fortune, et restent extrêmement dépendants de l'Etat et de l'aide humanitaire. Comme un demi-million d'autres déplacés azéris, ils sont les otages d'un cessez-le-feu, signé en 1994 entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, qui n'instaure ni la paix ni la guerre.

Haut-Karabakh: six ans de conflit

Ecrin ouaté. C'est dans ce camp de wagons que les uns ont vu mourir leurs parents, que d'autres se sont mariés et qu'ils ont vu naître leurs enfants, lesquels sont devenus des réfugiés à leur tour, parias sans lien avec la région d'origine de leurs parents ni avec celle de leur naissance. Comme pour conjurer le sort, les jumeaux Heydar et Ilham, 7 ans, ont reçu le prénom des deux derniers présidents de l'Azerbaïdjan, les père et fils Aliev. Abandonnés par leur père, ils ont un avenir nettement moins radieux. Grandissant dans un espace insalubre, chaud l'été et froid l'hiver, l'un d'eux a contracté une grave maladie urinaire. Pour le soigner, l'hôpital exige une somme que sa mère, au chômage, ne peut réunir. L'assurance maladie dont bénéficient les réfugiés est tout aussi théorique pour Rassoul et Shefeg Saidaliev, couple de 26 et 28 ans marié depuis onze mois qui voit s'évanouir toute chance d'avoir un enfant. Elle souffre de toxoplasmose et lui d'une hernie qui l'a forcé à quitter son emploi de magasinier. «Il n'y a pas de travail autre que physique pour les réfugiés. Tout notre argent est parti dans les médicaments», dit la femme, qui a adroitement aménagé un enclos autour du wagon pour y élever des oies. Alors il reste l'aide humanitaire ­ quelques litres de fioul pour le chauffage, de la farine, un peu d'huile et de sucre ­ qui les retient sur leur lieu de résidence. Car partir vers les grandes villes à la recherche d'un travail, c'est risquer de perdre ces misérables aides allouées par le gouvernement, l'assistance internationale à l'Azerbaïdjan, riche en pétrole, s'étant pratiquement tarie. Selon le Programme alimentaire mondial, 90 % des personnes déplacées vivaient dans l'insécurité alimentaire en 2001, contre 74 % en 1998. Alors que le niveau de pauvreté a baissé de 49 à 40 % de la population cette année dans le pays grâce aux revenus du pétrole, il demeure très élevé (72 %) parmi les réfugiés, de l'aveu des autorités.

Tous ne baissent pas les bras. Mais même les plus actifs, telle Leila Hazieva, accorte ménagère de 54 ans qui, à force de travaux d'aiguille, a donné à son wagon l'allure d'un écrin ouaté, ont des griefs. Elle a élevé 4 enfants avec un salaire de serveuse de café ; ses deux fils font des études en Russie. «Dans notre pays, dit-elle, la corruption est telle qu'on n'a pas pu payer ce qu'ont demandé les professeurs pour qu'ils puissent s'inscrire.» Fléau national, la corruption s'abat sur les plus pauvres qui se plaignent de devoir verser des pots-de-vin pour recevoir des documents officiels, trouver un travail ou s'inscrire à l'école. Tous les programmes d'assistance seraient également touchés. Et la construction de nouveaux logements pour les réfugiés, un programme qui s'est accéléré depuis l'arrivée au pouvoir d'Ilham Aliev en 2003, en aurait souffert. Un récent rapport d'International Crisis Group, un think tank consacré à la gestion des conflits, fait état de nombreuses récriminations sur la qualité de construction de ces ensembles par rapport à leur coût officiel. [...]

Les réfugiés relogés ne sont pas au bout de leurs peines. Les villages de maisons individuelles, avec chacune leur bout de jardin, sont loin de tout. Les enfants vont dans des écoles où ils ne sont qu'entre eux, avec des professeurs eux-mêmes déplacés. Les hommes partent des semaines pour se louer comme journaliers à Bakou, au noir. «Je rêve d'une maison, mais je n'irai pas là où je ne pourrai plus travailler», dit Leila Hazieva à Imichli. Plusieurs familles ont déjà refusé un logement. Et rien n'a été fait pour que les réfugiés puissent rendre visite à leur région d'origine. Les routes sont fermées et seuls des membres d'ONG ont osé passer par l'Arménie, s'attirant les foudres du gouvernement azéri. Nul ne croit en une solution de force. «Je préfère mourir moi-même que de voir mes fils partir à la guerre», dit Leila Hazieva. Au bout de onze ans, la résignation l'emporte. «J'espère rentrer un jour chez moi, mais au fond du coeur, je n'y crois pas vraiment», reconnaît Shefeg Saïdalieva.