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Washington Post | Washington Times | New York Times LE WASHINGTON POST ECRIT...Les victimes du Nagorno-Karabakh enterrés en AzerbaïdjanLes réfugiés rapportent des centains de victimes tués par l'attaque arméniennepar Thomas Goltz, 28 Février 1992Agdam, Azerbaïdjan, 27 février: Les responsables de la mosquée de la principale mosquée de la ville, à l'Est de la région occupée, ont enterré aujd'hui 27 morts. Les corps des victimes sont arrivées du Nagorno-Karabakh, région azérie envahie par les milices arméniennes mercredi. Les réfugiés, qui ont fui Khojaly, une ville de 6000 habitants au nord-est de la capitale Stepanakert, affirment que 500 personnes, incluant femmes et enfants, ont été massacrées durant l'attaque. Aucune autre estimation n'est encore disponible. Le directeur de la mosquée d'Agdam Said Sadikov Muan, affirme que les réfugiés de Khojaly ont fait enregistrer à la mosquée les noms de 477 victimes depuis mercredi. Les officiels de Bakou ont declaré que le nombre de morts était officiellement estimé à 100 tandis qu'Erevan (capitale de l'Arménie) affirme que "seulement 2 Azerbaïdjanais ont été tués durant l'attaque". Un responsable de Bakou a declaré que le gouvernement azerbaïdjanais cragnait un mouvement populaire si la population venait à apprendre le nombre réel de victimes causées par l'attaque arménienne. Des 7 corps arrivés aujourd'hui, 2 étaient des enfants, 3 des femmes, l'un abattu par balle en pleine poitrine et à courte portée. Parmis les 120 autres réfugiés actuellement soignés à l'hopital d'Agdam on compte de nombreuses blessures par arme blanche. Les Arméniens qui ont attaqué Khojaly mardi soir "mitraillaient, mitraillaient, mitraillaient" raconte said Raisa Aslanova, qui a atteint Agdam mercredi, dans la nuit. Son mari et un de ses beaux-fils sont morts et sa fille est portée disparue. Les officiels arméniens à Erevan affirment que "les soldats azéris, appuyés par des tanks et des hélicoptères ont lancé une attaque ce matin sur la ville d'Askeran", une autre ville du Nagorno-Karabakh, sur la route entre Khojaly et Agdam. Un cessez-le-feu négocié par le ministre des affaires étrangères Iranien Ali Akbar Velayati n'a jamais pris effet. Velayati a annulé aujourd'hui une visite au Nagorno-Karabakh et s'est rendu à Erevan à la place. Plus de 1,000 personnes ont été tuées dans le cadre des revendications territoriales arméniennes sur le Nagorno-Karabakh, région Azérie peuplée d'une minorté arménienne. Erevan demande le rattachement des ces terres à l'Arménie. Parmi les refugiés qui ont traversé les montagne pour fuir le Nagorno-Karabakh se trouvent deux anciens officiers Turkmènes des forces du Ministère de l'Intérieur Soviétique. Ils se sont refugiés à Khojaly après avoir deserté leur unité vendredi dernier à cause de maltraitances. Les officiers arméniens les battaient parce qu'ils étaient musulmans. Les deux déserteurs rapportent que leur ancienne unité, "la 366ème Division, soutient les miliciens arméniens qui ont envahi Khojaly". Ils expliquent également qu'ils ont essayé d'aider les femmes et les enfants à s'enfuir. "Nous escortionsun groupe dans les montagne quand les Arméniens nous ont trouvé et ont ouvert le feu", affirme Agamehmet Mutif, un des deserteurs. "Douze personnes ont été tuées." |
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